Chuuut... Quoi? Ecoute le silence...

Chuuut... Quoi? Ecoute le silence...
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Ecoute ~ Murder that Sound
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Le silence ça se tue?
Il faut croire que oui.
Le silence c'est vivant?
Peut être...
Tu en es sûr?
Non.
Mais c'est quoi alors?

Le silence c'est un être qui somnole au dessus de nous, notre monde est blotti en son sein. Le vent est son souffle. Quand il rêve il respire de douces brises, quand il cauchemarde ce sont de terribles tempêtes qu'il recrache de ses narines affolées, il gémit et ses tourmentes résonnent dans le ciel.

Le tonnerre?
Oui.
Et les éclairs?

Ce sont les éclats de ses yeux appeurés quand il se réveille en sursaut de ses terribles songes, alors s'abat sur le ciel sa terreur d'encre furieuse, il se débat violemment et la terre en tremble d'éffroi... Puis, quand il se calme, tout s'apaise...

Et la pluie?

Parfois il est triste il pense à la quiétude qui souvent l'abandonne, alors il pleure.

Et nous quand on parle on lui fait mal?

Oui. Nos paroles transpercent sa chair invisible et lui déchirent le coeur, la moindre son le lascère.

Et il ne se défend pas?

Il ne peut pas, il subit ces attaques, parfois la douleur est trop forte alors il vombrit, il sanglote de douleur, il nous hurle d'arrêter mais nous ne comprenons pas.

Mais il doit être couvert de blessures!!!

Les nuages sont ses plaies recouvertes de cotons.

Tu crois qu'un jour on le tuera?
Je crois qu'il est déjà mort...
Mais et le vent, la pluie, les nuages?
Ce sont ses rêves qui ont survécu et qui naviguent dans sa carcasse. Si tu te tais et que tu l'écoutes tu pourras être entendre ses songes dans le murmure du vent.

Essayons...

# Posté le samedi 23 septembre 2006 09:18

Modifié le vendredi 29 septembre 2006 16:29

Histoire à épisode : Chapitre II

Histoire à épisode : Chapitre II
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Une journée, puis deux, puis cinq... J'ai perdu le compte après qu'une semaine se soit écoulée dans cette forêt terreuse. Cela faisait peu être un mois qu'elle m'avait engloutit de son épais feuillage et sa glaise charbonneuse. Jour après jour, heures après heures je m'enfonçais un peu plus dans ce silence retentissant, juste un murmure étouffé par la ramure taciturne des arbres et leurs feuilles noirâtres. Ce lieu touffus et sombre semblait habité d'un mutisme solennel, aussi happait-t-il chaque bruit, chaque son, chaque quinte que son entre ténébreuse pouvait proférer.
Après les ravages des batailles, la terre mise à feu et à sang, le ciel et l'enfer déversant leurs flammes sur le sol ravagé, cet antre silencieux en arrivait presque à agresser mes oreilles...Elles qui depuis des mois n'avaient connu que les fracas de l'acier, l'éclat de la roche et de la poussière, la lacération des corps ennemis, leurs hurlements qui déchirent l'air de leur tourment... Tous ces bruits de l'incessant supplice qui se fracassaient à leur pavillon leur étaient devenus banals. Puis le silence, profond, sans failles... Je me sentais épié par un ennemi invisible, muet, comme si un danger inaudible me guettait dans la noirceur de l'écorce... Sans cesse je me retournais croyant à l'apparition soudaine d'un quelconque individu. (En même temps après tout ce temps à s'escagasser, le silence ça surprend)
Puis mon ouïe s'habitua à cette impénétrable quiétude et je me fis à cette idée insensée : j'étais seul. Après tout ce temps au milieu des frères de l'enfer, des corps disloqués et en putréfaction, de la rage des batailles, je me retrouvais à présent sans âme qui vive aux alentours. Tout avait été rayé de l'espace qui m'entourait.
Je me crus dans un ailleurs hors du temps, et du moindre son, un lieu où la fureur de la guerre n'avait pût s'infiltrer. Les arbres qui scellaient l'entrée de se monastère feuillu, de leurs doigts noueux avaient clos la bouche du bruyant carnage, et, de leurs puissantes jambes enfouies sous la terre de cendre avaient chassé la sanglant vacarme hors de l'abbaye... (Il serait presque croyant à faire des comparaisons comme ça, le silence ça fait naître des vocations...)
Je déambulais dans cette étrange sérénité, à la recherche d'un autre égaré dans ce mutisme sauvage. Je dormais au creux des racines larges et puissantes, emmêlées dans leur longueur centenaire. Le ciel d'encre qui s'étendait au dessus de moi me livrait un manteau immaculé... La fumée guerrière ne l'avait pas entaché et je pouvais ainsi me livrer à de longues observations astronomiques. Je cherchais Cassiopée, dessinais Pégase, lisais l'histoire du temps dans le cœur d'Andromède (il aime bien l'astrologie aussi, il est un peu diseuse de bonne aventure et il rate jamais l'horoscope du matin), et ses tumultes ne présageaient rien de bon. Alors après cette lecture je m'endormais dans la fraîcheur nocturne.
Je me nourrissais de tous ce que le ventre de la forêt pouvait produire de baies noires ou rouge encre, parfois de fougères épineuses, mais laissons là ces détails purement technique (parce que bon j'vais pas non plus vous dire où il faisait ses besoins).
Je m'enfonçais un peu plus chaque jour dans les profondeurs boisées sans rencontrer qui que ce soit, bercé par le silence du vent.
Au début j'appréciais cette solitude muette, je goûtais ce calme et m'en délectais sans retenue, appréciant le vide qui s'offrait enfin à moi. Puis le temps commença à se faire long, je m'ennuyais de la parole, je commençais à oublier le timbre des mots et craignais de perdre ma voix suave et chaude (narcissisme, narcissisme...), cela faisait si longtemps que je n'avais pas conversé. Cette quiétude commençait à se faire pesante comme le silence qui régnait autour de moi (en gros il commence à se faire chier sévère...). Alors je me mis à marcher plus vite, courant presque à travers les chemins caillouteux, cherchant une issue à ces abysses de bois, comme pour échapper à la placidité qui se resserrait sur moi alors comme un étau...
J'en devenais fou, si je ne l'étais pas déjà.
Et enfin un jour j'entendis un faible bruit, à peine audible, mais dans cette accalmie d'un mois, il aparaîssait comme un son déchirant. Il éclatait à mes oreilles comme la musique de la délivrance. Je me précipitai à la source de cette mélodie (on est passé de son à mélodie, il avait tellement perdu l'habitude d'entendre que même un grincement c'est beau), trébuchant sans même m'en rendre compte.
Enfin j'arrivai. Ce que j'entendais alors comme la complainte du libérateur était le doux clapotis d'une rivière...
Je la longeai et la course de l'eau se faisait toujours plus bruyante, mes oreilles se gorgeaient de ce vacarme tant espérer, il déferlait à travers ma tête, me procurant un plaisir intense...
J'avais étanché ma soif auditive (ça c'est de la tournure) lorsque je vis flotter à la surface de l'onde, des plume pelucheuses. Ces choses de coton d'un blanc détestable qui ne pouvaient provenir que d'un être aussi détestable qu'un ange... Un ange si pur, si bon, se lançant à corps perdu dans une lutte pour la protection des faibles. Pathétique !
Je regardais dégoûté cette trace blanchâtre dans l'eau d'argent quand j'aperçu sur l'autre rive une silhouette familière. Un corps élancé, un port orgueilleux, oui ce ne pouvait qu'être elle...
Adelheid ! Elle aussi avait abandonné la lutte pour s'échouer dans se royaume du silence !
Alors je ne sais ce qui me prit, le réflexe d'une trop longue solitude sûrement. Je perçai le calme ambiant de cette voix qui reprenait toute sa chaleur et ses droits de maître. Je criai son nom dans l'épaisseur du silence (lorsque je fus ébloui^^), et celui-ci se répercuta mille fois sur tout les obstacles qu'il pouvait rencontrer.
Adelheid tourna la tête vers moi...

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# Posté le samedi 16 septembre 2006 10:47

Modifié le samedi 26 mai 2007 14:40

Jeu [] d'enfants. Tes yeux noirs

Jeu [♥] d'enfants. Tes yeux noirs
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|Cap Ou pas cap de me chuchOter à l'Oreille? Cap...|
|Cap Ou pas cap de me rejOindre sOus la pluie? Cap...|
|Cap Ou pas cap de m'aimer cOmme un fOu? Cap...|
|Cap Ou pas cap de m'Oublier? Pas cap... |
Perdu

Tu crOis au cOup de fOudre?

Bah Ouai.

Naïve.

# Posté le lundi 28 août 2006 12:54

Modifié le samedi 09 septembre 2006 10:19

Histoire à épisode : Chapitre I

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Cela faisait des mois et des mois que la lutte s'éternisait. Au départ, les troupes se répandaient à une vitesse infernale, dévastant toute chose sur leur passage. On eut dit que les flammes de l'enfer étaient sorties de leur fournaise, des légions entières de braises brûlant le sol de leurs pas.
Et au milieu de ce sanglant incendie, je détruisais, saccageais, lacerais à tout rompre les troupes ennemie, ralliant parfois les moins faibles, les égorgeant parfois par simple plaisir, comme pour me venger de ce monde hait... Parmi les fidèles, je combattais et décimais avec la hargne la plus féroce (plus par satisfaction personnelle que pour l'œuvre de Satan), parfois même plus que de raison avec l'envie démente de tous les anéantir. Nous triomphions dans ce charnier, et avec tant de facilité.
Rien ne nous résistait, chaque bataille était gagnée d'avance, nous étions tous puissants face à ces bêtes blessées... Victorieux en tout point, leur défaite et notre succès semblaient assurés, inévitables...
Et pourtant... l'élite haletait, les hommes semblaient inépuisables ; leurs pertes semblaient ne pas affecter leur nombre, ils proliféraient aussi vite que la peste. Peu importait combien trépassaient, de nouveaux arrivaient toujours, et le combat semblait ne jamais pouvoir s'achever. Quand à Satan, il se terrait dans ses entrailles, ne nous adressant pas le moindre signe.
Ces hommes... Ces... vermines ! Ils sont pires que la maladie, pire que la pulmatie qui devait les anéantir ! Une lèpre qui ronge la Terre ! Peu importe combien on en arrache elle repoussera acharnée pour la redévorer ! Comme des microbes survivant dans la pire des crasses, indestructibles, se raccrochant toujours à la moindre parcelle ! Je les hais pour cela, pour leur nature même, pour leur infection qui empêcherait à jamais leur extinction.
Ils avaient survécu à l'acide de Satan et même cela les avait rendu plus purulents... Je compris alors que tout ceci était vain... Tout était trop pourri de ces êtres pour en être lavé.
Je n'aime pas le gaspillage, et comme Satan ne daignait pas s'intéresser à notre cause, (en fait il boit l'apéro avec Dieu pendant qu'on se tape la tronche) je décidai de quitter le groupe.
Plus lucide que les autres qui ne raisonnaient que par le chaos, (ce qui n'est pas mon cas, je suis plus raffiné) je partis le premier, marchant droit devant moi, sans de réel but.
Une fois de plus je me retrouvais dans ce monde détesté, si imparfait, seul... Seul au milieu des champs dévastés, sans route fixe, errant au gré de mes pensées, allant là où mes pieds me portaient.
Car en vérité les songes même m'avaient quittés, dans ce néant où plus rien n'avait de sens, ni d'avenir, excepté un guerre infinie.
Le paysage défilait devant moi sans que je le vis, j'avais beau rechercher une issue je tournais en rond pour revenir à cette conclusion : l'inutilité.
Je déambulai ainsi pendant des jours et des jours, m'arrêtant dans des chaumières, partageant la table de gueux et de manants de la pire espèce. J'appris de leur bouche que bon nombre de mes frères avaient renié l'autorité de Adlheid et abandonné le champ de bataille.
Finalement de notre élite il ne restait rien, et encore moins de notre « sainte » mission. Quelle dérision...
Arrivé en face d'une forêt, je tombai... De fatigue, de rage, de désespoir, je ne sais... Je m'assis alors sur un rocher et pour le première fois depuis si longtemps je fus envahit pas le désespoir, et la doute. Je me sentais si peu à ma place dans ce monde abject, sans attaches, ni personne. Je n'aurais jamais crû que la solitude pourrait me désemparer à ce point, je me sentis faible et détestable ! Ces lamentations me désespéraient, et j'en vins à penser à Adelheid... L'amante de Satan, celle qui avec moi avait été désignée pour mener le carnage. Qu'était-t-elle devenue ? Croyait-t-elle encore à ce gachis? Lui restait-t-il encore des fidèles à la cause de Lucifer? Mais après tout peu importait...
Moi Dorian Gray, car tel fut mon nom, je ne pouvais m'apitoyer de la sorte sur mon sort (allez pas croire qu'il va devenir gentil comme ça, connard il est, connard il restera !) !
Aussi je résolus de trouver les moins faibles des vivants ou non vivants d'ici bas pour mettre fin à ce conflit insensé... Car il n'avait que trop duré, et ma place n'était pas ici (faut pas croire qu'il fait ça pour le bien de l'humanité ! Il fait ça pour lui !).
Je suis Ghraÿ, né est mort des mains de Satan, sans pitié, sans conscience, mais à présent sans rien...

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Histoire à épisode : Chapitre I

# Posté le mercredi 23 août 2006 15:43

Modifié le mercredi 23 août 2006 17:47

Histoire à épisode : Prologue - Ghraÿ

Histoire à épisode : Prologue - Ghraÿ
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Avant de commencer l'histoire voici un prélude du personnage.

Caractère/Psychologie:

Ghraÿ est narcissique, cruel, manipulateur, sans conscience, bourré de vices. (en gros tous les défauts à part la laideur, ça donne envie de le connaître)

Il prend un malin plaisir à séduire les plus faibles pour mieux les dévaster. Pourtant il est capable de ressentir de la pitié et fait preuve de passion, trait hérité de sa nature picturale. Malgrés son âme damnée il ne rejette pas l'amitier mais la restreint à des personnes qui l'intriguent et qu'il juge particulières (tel son ami lord Henry).

Les femmes ne sont plus pour lui que des compagnes de chair, l'amour ayant déserté son coeur. Mais elles restent néammoins sa passion la plus intense, il aime s'associer à des femmes manipulatrices avec lesquelles il joue à un jeu malsain. Comme un amour de chair et de cruauté.


Histoire

Ghraÿ de son ancien nom Dorian naît une superbe matinée de printemps. Une de celles aux couleurs d'or et d'ivoire qui font pleurer la palette des peintres. Tout dans cet auguste matin semblait de la main de Cézanne ou de Monet : les arbres aux ramures de bronze, l'aurore ensommeillée étirant ses doigt de rose dans le ciel d'opale, l'herbe frissonnant sous cette caresse matinale et l'ombre d'argent nappant le sol de son manteau précieux. Sous les rayons du Soleil encore timide à cette heure là, cette peinture luisait avec des éclats d'huile... Et, comme si la main de la nature avait été guidée par quelque artiste, toutes les lignes de cette œuvre picturale concouraient en un point de fuite qui n'était autre que la maison des Gray... Le jour de la naissance de Dorian paraissait être un tableau vernis de rosée, une nature morte grandiose dont il serait le centre. Et l'Art étant capricieux, il se devait d'atteindre la perfection de ce tableau où il vit le jour...
Aussi naquit-il avec la finesse de traits des hommes de Sixtine, les lèvres ourlées et vermeilles, le regard du brun glacé des plus délicieuses des friandises, et le teint à l'aspect de soie dont la couleur naviguait entre les pastels, l'abricot et l'or. Ce ton indéfinissable, aucun artiste n'avait pu en capter la nuance dans aucun tableau. Dorian Gray représentait à lui seul une pièce unique de la peinture et achevait ainsi la magnificence de la première toile de sa vie...
Il apparut comme le plus parfait des nourrissons : il naquit vite et sans difficultés, un jour saint, ne donnant aucune douleur à sa mère alors que tant mourraient en couches...
Son premier cri même tintait le cristal ; et dans cette première bouffée d'air on discernait pourtant un éclat inquiétant, comme un grincement, une fêlure, ou un rire...
Le malin, peintre de cette perfection signait ainsi son chef d'œuvre des enfers.
Bien que personne ne le perçu, cet éclat annonçait le destin noir de Dorian Gray.
Il eut une enfance et adolescence exemplaires, étudiant diverses langues dont le Français, le latin et le grec, brillant dans ses études et en société. Il fascinait et tous ceux qui le connaissaient ou l'avaient vu en tiraient une intense satisfaction.
Aussi attira-t-il également l'attention des peintres et particulièrement celle de Bazil Hallward pour qui il devint une véritable muse. L'artiste, désireux de l'immortaliser la beauté de jeune homme, réalisa un portrait grandeur nature qui fut la plus grand œuvre de sa carrière ; u bijoux de la peinture. Tout Dorian Gray avait été implanté dans son portrait, chaque touche de peinture, chaque ligne exprimait une parcelle du modèle. Il y avait là toute la candeur de la jeunesse, la pureté encore immaculée et le rayonnement attractif qui émanait de Dorian Gray. Devant le chef d'œuvre de sa personne, il se vit jaunir et usé par le poids des années, sa beauté envolée. Alors, pactisant avec son créateur démoniaque il fit le voeu insensé de garder toujours l'éclat de sa beauté, tandis que le visage peint sur la toile assumerait le fardeau de ses passions et ses pêchés...
Dorian tomba fou amoureux d'un actrice nommée Sybil, son jeu l'avait envoûté et il lui demanda sa main. Voulant la présenter à son ami lord Henry, il l'emmena à une des représentations de la jeune femme. Mais celle-ci, retournée par les ardes de l'amour si nouvelles pour elle perdit l'éclat de sa prestance. Envahie à présent à Dorian et non par la flamme de la scène, elle fut mauvaise... Alors, cet homme cruel insufflé par la création parfaite ne vit plus qu'en elle une œuvre ratée et la quitta (les hommes c'est vraiment tous des connards !). Sybil, anéantie se donna la mort le soir même.
Ce fut là que commença sa décadence, car son portrait aussitôt se feint d'un rictus cruel à ses lèvres vermillions. D'abord horrifié il commença à apprécier cette situation puis à s'y complaire tout à fait, se parant de tous les vices, sombrant dans la pire des débauches. Fréquentant les catins, sans amour aucun, tuant parfois pour son bon plaisir... puisque cela n'avait pour toute conséquence qu'une nouvelle entaille sur le portrait alors sa beauté restait sans tâche. Et plus le portrait s'avilissait plus sa conscience devenait moindre jusqu'à se résumer à l'unique tableau...
Il était arrivé au paroxysme de la cruauté du vice et du pêché alors que son visage rayonnait d'un éclat sans pareil, aussi Lucifer décida qu'il était temps de reprendre son œuvre, alors que celle-ci avait envahi les galeries du monde de sa ténébreuse perfection, et enivré les mortels de son art infernal. Alors Dorian comme prit d'un soudain remord, terrifié par l'état délabré de son âme, poignarda le portrait maudit de son être damné. Il tomba, mort sur le planché.
(Ouf il est mort enfin)
Il revint auprès de son créateur. Celui-ci le jaugea et le contempla longuement satisfait de son œuvre. Son âme n'était plus qu'un désert de glace, mesquine et cruelle ne se souciant d'aucun vice, juste tournée vers la satisfaction de ses envies pêcheresses...
Il vit en lui une des pièces maîtresses de son élite... Ainsi intégra-t-il cette élite de dépravés, cruels, perfides ... à son image (mais en moins beaux quand même) et devint Ghraÿ. Lorsque l'idée de la pulmatie germa en lui, il rechercha qui de ses troupes seraient à la hauteur de ce projet. Après avoir désigné son amante (une pétasse de la pire espèce mais d'une beauté semblable à la sienne), il jugea que celui-ci était assez cruel, froid et dépourvu de toute conscience pour mener la mission à bien.


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# Posté le mercredi 23 août 2006 15:30

Modifié le mercredi 23 août 2006 17:11