Les liaisons dangereuses

LETTRE I
DE MME DE MARCHEPIED AU LECTEUR

Certains mots, certaines lettres, et même la pointe des pensées ne devraient jamais se rencontrer. Tout d'abord ils se plaisent, ils s'observent avec envie, déjà ils battent des cils, sourires en coin, baises main échangés, des mains qui déjà se joignent... Couples folâtres et aveuglés de passion, phrases tumultueuses, la lecture n'est plus qu'un torrent de frissons que la ponctuation et la synthaxe ont bien des peines à maîtriser. Que d'idées noyées dans ce trop plein d'émotions! Mais déjà le temps des illusions surgit et détrône le bel imparfait et le pédant présent... Les accords se troublent, les envies divergent, l'amour s'ammenuise, et c'est le contre sens. Les lignes se brisent, le langage se morcelle, le coeur de l'écrit est brisé...
Non il est des liaisons périlleuses pour le texte fragile, lui si innocent, le pervertir est si aisé, dès qu'il a goûté aux délices des jeux de mots il n'en connait pas d'autre le mutin. Si la vertue de la page vierge est sans égale, sa faible résistance aux avances du libertinage l'est plus encore. La pointe de la plume provoque en elle de si doux frissons qu'elle n'a de cesse de réclamer par de souples rebonds de nouvelles caresses... Des lors qu'elle a perdu sa candide blancheur, elle n'a de cesse gourmande de rappeler à ses charmes le stylo essouflé dont elle retarde avec une adresse toujours plus langoureuse le point final.
Mais me voila bien longue sur des dangers où moi même je m'égare, il est vrai que plus est dangereuse la tentation plus doux en est le plaisir d'y cèder...


De Mme de Marchepied le 2 Mai 2007
Les liaisons dangereuses

# Posté le mercredi 02 mai 2007 15:14

Pourquoi?

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Purqui une chambre devient elle un clitre pur certaines persnnes et les empêche de percevir la perfection cntigüe?
Pourquoi?

# Posté le dimanche 29 avril 2007 13:16

Modifié le dimanche 29 avril 2007 14:41

III Un hommage, son hommage

III Un hommage, son hommage
PREFACE

J'aurais aimé écrire tant d'articles sur tant de gens, mais il me semble qu'aucun n'aurait été à la hauteur d'aucune de ces personnes, l'article précèdant est un essai, un murmure, un merci.... Je n'ai jamais écrit qu'un seul hommage, je n'avais pas prévu de le publier ici mais... Je ne sais pas, peut être est ce une erreur, peut être pas, je n'en sais rien, je n'ai pas ton habilité Lenn à écrire des hommages, c'est pour cela que je me sens incapable de t'en écrire un qui serait à la hauteur de ce que tu es... Pardonne moi.
Mais elle, elle je l'ai fait, peut être parce qu'elle ne lira jamais... Il n'est pas parfait, il est trés loin de l'être, mais il a le mérite d'être au moins une infinité d'elle, elle...

CHAPITRE III

Comment écrire... Comment l'écrire ? Comment ne pas trahir ce qu'elle est et fut pour moi ? Comment ne pas en dire trop ou pas assez ? Comment en préserver le secret? Chaque mot me semble un piège...

Kadijah en officiel, Choukou par ses racines, pour moi elle était simplement Léthane... Pas de Tata ou Tati bien que son mariage avec mon parrain en faisait ma tante. Non, seulement Léthane, comme par pudeur... Ce serait presque un mensonge que de la présenter comme ma tante et cela ne m'est pas naturel, ce n'est pas ce que je ressens à son égard. Elle n'était pas plus ou moins qu'une tante, elle était autre chose, une amie, une confidente, un modèle, un guide... Notre intimité s'apparentait plus à une profonde amitié ou complicité qu'à de simples liens familiaux. Ce n'était pas une deuxième mère, notre relation en était complètement différente, je ne l'aimais pas d'un amour filial mais d'un amour tendre et reconnaissant pour ce qu'elle était. Il n'y avait entre nous aucune effusion, comme pour ne pas trahir la nature de ce lien entre nous. Parfois elle était mme de Châtelet et je devenais mme de Marchepied, nous jouions alors aux grandes dames, précieuses et préoccupées par des problèmes... hautement importants. C'était là un de nos jeux, notre jeu, futile mais si drôle, particulièrement quand dans la rue les vieilles dames nous regardaient d'un air interrogateur.
Souvent je la voyais assise dans la clarté de la fenêtre de la cuisine, cigarette à la main et le sourire aux lèvres, son grain de beauté au coin de la pupille qui rendait son regard si particulier, valsait. C'était comme une invitation à arrêter le temps ou tout du moins de cesser de le poursuivre, une invitation à goûter chaque instant de la vie et à en apprécier la saveur. C'est cette image que je conserve d'elle, l'image d'une femme toujours prête à discuter, à savourer chaque instant sans empressement. Une femme qui tout simplement avait compris la valeur des choses simples et la proximité constante du bien être. Elle était là, prête à prendre le temps d'être bien, il suffisait de s'asseoir, d'accepter ce sourire et ce siège.
Elle savait apprécier ce que chacun pouvait lui apporter et chaque rencontre était à ses yeux source d'enrichissement.
Son élégance naturelle et sa simple façon d'être suffisaient à la magnifier, c'était son naturel de rayonner, elle n'avait pour cela aucun besoin de tricher, de jouer ou d'user d'un quelconque artifice. Il émanait d'elle une sorte d'équilibre et de quiétude, comme une aura de bien être qui toujours m'apaisait. Rien ne semblait pouvoir l'ébranler, ni aucun obstacle l'arrêter, elle était comme toute puissante face à son existence.
Pour tout cela, pour tout ce qu'elle était je l'admirais. Elle m'était très chère et j'avoue avoir parfois souhaité l'avoir pour moi seule, comme un trésor que l'on conserverait jalousement. Mais son essence même l'empêchait d'appartenir à quiconque, elle était trop rayonnante, elle a toujours été là pour moi et cela me suffisait. Mais il arrive que les astres s'éteignent ou s'éloignent...
Elle n'était qu'une femme, peut être ne la remarqueriez vous-même pas, mais à mes yeux elle était et est beaucoup plus, et peu importe si je me trompe. C'est quand quelque nous manque que l'on se rend compte de l'ampleur de leur valeur, Léthane était inestimable... Je n'ai pas de regret, sinon de l'avoir peut être trop aimée l'éloignement n'en est que plus dur, mais subsistera toujours en moi le souvenir de son sourire et de ce qu'elle fit pour moi.
Ces quelques mots sont assez faibles, et lus de l'extérieurs ils doivent paraître niais, bien candides, mais je n'ai que ceux là, alors tant pis...
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 08:37

II A tous mes adorés

II A tous mes adorés
CHAPITRE II

Il parait qu'à chaque mort il y a une naissance... Il parait que le ciel n'est bleu que dans nos pensées... Je ne sais pas si tout cela est vrai, ce que je sais c'est qu'il existe pour chaque nuit un nombre incalculable d'étoiles. Tous ces éclats d'humanité dans le soir du sanglot, ils brillent, d'une lueur dont ils n'ont même pas conscience. La lumière de l'innocence.

A tous ces corps célestes qui éclairent mon chemin, à ceux (celle) qui j'espère se reconnaîtront en tant que tels, je n'écrirai pas vos noms, non... Ce serait vous exhiber, je préfère le secret, je suis un peu égoïste, je préfère vous garder au fond de mes entrailles, dans mon paradis intérieur que vous avez conçu avec ces miettes de moi ramassées... Merci, je vous aime et jamais le mot aimer n'a tant raisonné dans le mutisme é-toile-é...

# Posté le dimanche 29 avril 2007 08:19

Modifié le dimanche 29 avril 2007 08:38

I A tous mes disparus...

I A tous mes disparus...
CHAPITRE I

Il y a des articles qu'on doit faire, même si personne ne peux les comprendre, il y a des larmes qu'il faut verser même si personne ne peut les éponger, il y a des personnes qu'il faut choyer même si on ne peut les oublier.

A tous ceux qui sont partis, tous ces souvenirs passés qui me transpercent le coeur, tous ces sourires estompés, tout ce qui a foutu le camp... Pourtant je ne me suis jamais sentie si lourde malgres tout ce dont on m'a délestée, le vide me pèse tant, trop.
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# Posté le dimanche 29 avril 2007 08:04